Récit d´une jeune fille de 17 ans lors d´un  circuit organisé au Nicaragua pour un projet humanitaire ou nous avons effectué la construction d´une maison écologique pour une mère seule avec 5 enfants et sans logement.

Ce qui m’a le plus marqué lors de mon voyage humanitaire au Nicaragua c’est de voir la gentillesse et la bonté du peuple.

Ces gens qui ne nous connaissaient pas nous ont accueillis les bras grands ouverts et le sourire aux lèvres. Chaque matin, lorsque je marchais, les gens me saluaient de la main en disant « holà! ».

Laissez-moi vous rappeler qu’il est assez rare de se promener par ici et de rencontrer quelqu’un qui va lever les yeux du sol ou qui va se défaire de sa gueule de bois matinale pour nous souhaiter une bonne journée. Autre point à mentionner, tristement, j’ai remarqué que l’écart entre les riches et les pauvres n’est pas différent ici ou au Nicaragua…Par contre, fait encore plus bouleversant, les gens les plus pauvres là-bas sont plus accueillants et chaleureux que les gens bien nantis d’ici.

On y voit moins la lutte à l’argent et le bonheur est plus présent sur le visage des gens. À mon avis, ce qui permet de conserver la bonne humeur et la joie de vivre chez ces Honduriens, c’est l’entraide. À l’inverse, au Québec, je me demande comment des gens qui vivent à quelques rues les uns des autres peuvent être si détachés et insensibles à ce qu’autrui vit.

C’est incroyable et frustrant de voir à quel point tout le monde possède des droits, mais personne a de responsabilités. Évidemment, tout n’est pas rose non plus au Nicaragua.

J’ai vu des enfants me regarder manger avec des yeux, qui, malgré l’énorme respect qu’ils avaient, me suppliaient de leur en laisser.

J’ai vu des petites filles chassées par leur grand-mère parce que je leur partageais mon souper de mon plein gré. Le moins qu’on puisse dire c’est que la hiérarchie est bien présente dans les familles.

C’est effrayant de voir à quel point les gens ont le réflexe de sortir la caméra plutôt que de tendre la main. Nous sommes rendus des beaux-parleurs, inactifs, qui critiquent sans connaître, qui jugeons sans savoir et qui regardons de haut ceux qui sont déjà par terre.

J’ai réalisé plusieurs choses épouvantables lors de mes recherches, de mes rencontres et de mon voyage, mais ce qui est le plus marquant, c’est de voir que c’est nous qui détenons le pouvoir de changer les choses et que rien ne change. Nous -je dis «nous», mais j’exclus et applaudis ceux qui s’impliquent- sommes paresseux et préférons remettre les problèmes sur le dos des autres, plutôt que de participer à la solution. Il ne s’agit pas que de donner de l’argent.

Il est vrai que la majorité des organismes communautaires sont en besoin financier, mais l’humain en tant que tel, qui a besoin d’aide, à davantage besoin de vous et de moi que d’argent pour un résultat durable. N’oubliez pas qu’ « un « tiens » vaut mieux que deux  » tu l’auras » »! Je félicite et remercie les véritables héros de notre société.

Pas ceux qui passent sous les projecteurs, mais ceux qui passant sous silence et qui font toute la différence. Ces humains sont plus que des héros, puisqu’ils se battent pour défendre la cause des autres, phénomène qui tend à la rareté avec le temps. J’espère qu’à l’avenir nous réfléchirons au sujet de l’aide. Après tout, qui peut oser penser que ce n’est pas nécessaire quand c’est l’entraide qui a permis à nos ancêtres de nous amener jusqu’ici. Accepteriez-vous de tout prendre et de ne rien laisser? Si oui, donner au suivant cela ne vous dit donc rien? La lutte au pouvoir est-elle si importante?

Ma vision du monde est loin d’être la même qu’il y a cinq mois et j’en suis fière. J’incite et j’encourage tout le monde à relever les yeux de sur leur nombril et à réaliser que nous sommes bien plus forts et puissants tous ensemble que seul. Alors, qui tendra la main?

Pour en savoir plus sur notre ONG Garif´Onda,  en charge de l´organisation des fonds de Coco Tours.

Une de leur danses traditionnelles de la communauté Garifuna du Honduras et Nicaraguase se nomme La Punta. Elle est influencée par des rythmes africains. Dans la culture garifuna, la danse et la musique sont complémentaires. Ils sont très présents dans leur quotidien.

La musique se fait avec des instruments comme la guitare, les tambours, les coquillages et les casseroles. La combinaison de leur musique et de leur danse tient ses origines d’Afrique.

La principale fête célébrée par les Garifunas est le festival des Garifunas, du 9 au 24 juillet de chaque année. Les plus grosses festivités ont généralement lieu le 16 juillet. Elles sont accompagnées de danses et de musiques traditionnelles. Ils célèbrent aussi les principales fêtes religieuses catholiques.

Leur alimentation est basée sur du riz, du poisson, des fruits de mer, des bananes et du lait de coco. Le manioc est aussi très présent dans leurs plats traditionnels. Ils cultivent des plantes pour la médecine, l’alimentation et l’artisanat. Les mets traditionnels garifunas sont le pan de coco (pain de noix de coco), la soupe aux fruits de mer et la Casabe, une galette croustillante à base de racines de yucca.

Il y a une division du travail entre les hommes et les femmes. Les femmes s’occupent de planter, d’entretenir, de récolter et de préparer les cultures. Les hommes préparent les terres, pêchent et font de l’artisanat. Les Garifunas ont un système matriarcal pour organiser leur société. La figure maternelle est donc au centre. Les communautés sont assez organisées; elles possèdent un chef pour diriger et un chaman.

La communauté Garifuna du Honduras et Nicaragua

Plusieurs villages ne possèdent pas encore l’électricité, c’est entre autre pourquoi les Garifunas vivent en parfaite harmonie avec la nature. Ils respectent beaucoup la mer, la terre et leurs ressources. Ils ont toujours été économiquement indépendants. Ils adoptent un mode de vie plutôt traditionnel et ancestral.

Leurs principales activités économiques, qui réussirent à subvenir à leurs besoins, sont la pêche, l’agriculture et l’artisanat. La grande importance des récoltes chez les Garifunas explique pourquoi leur société est organisée par un système matriarcal, basé sur l’agriculture.

Puisqu’ils vivent de façon assez traditionnelle, leurs habitations sont principalement faites à base de paille. Elles ne possèdent aucune technologie moderne. Leurs habitations contiennent que le strict minimum, ils ne sont pas matérialistes.

Le sport le plus pratiqué dans cette communauté est le soccer (football européen). Cependant, la musique et la danse occupent une place bien plus grande dans leur vie que le sport. Une des premières choses que l’on enseigne aux enfants sont les percussions.

La communauté Garifuna du Honduras et Nicaragua

Les enfants Garifunas ont de plus en plus accès à des services d’éducation. Une grande partie de la population est illettrée ou semi-illettrée. Le niveau moyen actuel d’éducation des Garifunas est de niveau primaire.

Les principaux problèmes de santé des Garifunas sont reliés à l’eau non-potable, l’hygiène des centres de santé et par le fait que ces centres sont peu nombreux. Quelques problèmes peuvent être engendrés en raison d’une mauvaise nutrition chez les enfants.

En conclusion, les Garifunas sont très attachés à leur culture et à leur histoire. Ils entretiennent un sentiment de fierté envers celles-ci. De plus, l’UNESCO a proclamé la musique, la danse et la langue des Garifunas Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, en 2001. Leur culture est unique en son genre. J’espère que ce texte vous en aura fait découvrir davantage sur ce merveilleux peuple!